Évènements à venir


Journées d’Études Performatives
| Écologie des fabriques dans les arts vivants et les arts visuels et médiatiques |
Les 3 & 4 octobre 2019
à Hexagram


Écologies des fabriques dans les arts vivants et les arts visuels et médiatiques est le thème des deux journées d'études performatives présentées par le groupe de recherche PRint – Pratiques interartistiques & Scènes contemporaines.

Comment praticien.ne.s, chercheur.e.s et publics interagissent avec les environnements tant techniques que matériels et corporels convoqués au sein des processus de création et des œuvres pour réfléchir les questions écologiques?
L’écologie est envisagée ici comme capacité à penser les manières d’intégrer les enjeux environnementaux dans notre relation aux espaces, aux technologies (Hi et Low Tech) et à leurs matérialités. Les aspects éthiques de cette relation renouvelée à ces composantes dans les processus de création seront aussi explorées. Ces journées d’études performatives seront l’occasion d’observer, de mettre à l’épreuve, de démontrer et de réfléchir à de nouveaux modèles de formation, de fabrication et de partage sous forme de conférence-performance, de conférence-démonstration ou de mapping conceptuel, afin de penser collectivement les enjeux écologiques et éthologiques des pratiques (inter)artistiques actuelles.

Les trois axes principaux qui seront abordés lors de ces deux journées sont : 
Les matérialités de la fabrique L’environnement de la fabrique | Les corps et esprits de la fabrique

Cliquez ici pour le programme complet

Parmi les conférencier.ère.s, nous sommes très heureux et heureuses d'accueillir :

Juliette Lusven
(Doctorat en études et pratiques des arts)

Juliette Lusven est une artiste interdisciplinaire en arts visuels.
Elle a étudié à l’école des Beaux Arts de Nîmes en France jusqu’en 2013 où elle a développé une recherche sur les
notions d’images, d’appareillage et de transmission dans des processus de matérialité numérique, géologique et
cartographique à travers différentes formes d’installations.
Depuis 2016, elle entreprend un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQÀM, et s'intéresse plus
particulièrement aux relations qui s’opèrent entre l’art, le technologique et les géosciences dans notre expérience
perceptive du monde.
Son projet de recherche-création qui s’intitule : Exploration.135, une traversée télégraphique des rapports
d’échelles - fait référence à une archive bathymétrique du 19ème siècle, la figure.135, celle qui avait permis la
pose du premier câble télégraphique océanique de l’histoire et s’intéresse en quoi ce document continue
d’orienter une projection du monde actuel, dont l’exploration ne peut se réaliser qu’à travers cette condition
d’une vision appareillée.

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Frédéric Dallaire

Frédéric Dallaire est professeur de cinéma en recherche-création à l’Université de Montréal. Co-directeur du
laboratoire « La création sonore : cinéma, arts médiatiques, arts du son » et membre du réseau Hexagram, il a
enseigné la pratique du son, de la vidéo et du montage, le cinéma expérimental et la philosophie du cinéma. Il
réalise des films, des œuvres sonores et des projets musicaux, dont Dynamique de la pénombre (avec Félix
Dufour-Laperrière, 2012), Le souffle court (avec Chantal Dumas, 2017) et Le rêve d’Ida (2019). Il termine la
rédaction de son premier livre : La création sonore au cinéma. Pensée et pratique du mixage.

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Johanna Bienaise

Johanna Bienaise est professeure en interprétation au Département de danse de l'UQAM depuis juin 2012 et
responsable du Groupe de Recherche Interdisciplinaire en Arts Vivants (GRIAV) de la Faculté des arts de l’UQAM
depuis février 2015. Détentrice d'un Doctorat en Études et Pratiques des Arts de l'UQAM, ses recherches portent
sur le travail de l'interprétation en danse, sur les mécanismes de création dans le champ chorégraphique et
interdisciplinaire danse/théâtre, sur les méthodologies de recherche-création et enfin, sur la formation technique
des danseurs en formation préprofessionnelle.

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Catherine Lalonde Massecar 
(Doctorat en études et pratiques des arts)

Catherine Lalonde Massecar œuvre dans le domaine des arts interdisciplinaires depuis une quinzaine d’années à
titre d’artiste-chercheure et instigatrice de projets aux formes matérielles et immatérielles à même le réel.
Oscillant entre des projets collaboratifs artistes/communauté dans le quartier Centre-Sud de Montréal (Péristyle
Nomade), des projets d’expérimentation et d’infiltration dans des lieux multiformes (solo et Duo Massecar •
d'Orion), ses cycles de création s’inscrivent dans des courants artistiques qui fusionnent art et vie / art et ville. Elle
détient une maîtrise en théâtre à l’UQAM, dont le sujet est l’infiltration artistique et la fragmentation de la
dramaturgie en territoire urbain (2011). À l’automne 2016, elle a entrepris un doctorat en études et pratiques des
arts. Elle s’intéresse au concept de la manœuvre pour repenser le processus de création artistique visible et
invisible dans l’espace public.

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Marine Theunissen 
(Doctorat en études et pratiques des arts)

Diplômée d’une maîtrise en théâtre et d’une autre en communication, Marine Theunissen est étudiante de
doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM depuis 2016. Son travail de recherche-création est
interdisciplinaire et rassemble les champs des arts-vivants, de la vie artificielle et des arts visuels et médiatiques.
Elle travaille actuellement sur la création d’un régime de mouvement collectif improvisé en contexte
technologique. En ce sens, elle crée un dispositif technologique utilisant un réseau de neurones artificiels, et
s’intéresse aux rétroactions entre le groupe humain et le dispositif dans l’organisation de l’expérience collective,
par une analyse de l’évolution du mouvement collectif qui est au centre de leurs relations et articule leurs
échanges.

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Hanna Sybille Muller

Hanna Sybille Müller est une chorégraphe, danseuse et dramaturge de danse, vivant à Montréal.
Elle a étudié à la 
Rotterdamse Dansacademie et a reçu un diplôme en études des médias à l'Université des Arts de Berlin en 2012.
Ses projets récents incluent révolutions (Tangente 2018) transposition (l'Usine C, Studio 303, OFFTA 2017), 
Polymorphic Microbe Bodies (Première Tangente 2020) en collaboration avec poète Erin Robinsong et Le Jardin Chorégraphique (en cours).

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Gisèle Trudel
(en collaboration avec Stéphane Claude)

Gisèle Trudel est artiste et professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à
Montréal depuis 2003. Avec Stéphane Claude, compositeur électronique et spécialiste en son immersif, ils fondent
la cellule de recherche artistique Ælab en 1996. Le duo se concentre sur l’alliance de deux genres d’expression, soit
le documentaire et l’expérimental, dans une approche collaborative avec des individus de différents champs de
recherche (artistes, scientifiques, philosophes, ingénieurs). Ils forgent une manière innovante de produire et de
présenter leur travail de recherche-création dans une écologie plus vaste où l'art est le mi-lieu entre nature,
technologies et collectivités. Par ailleurs, Trudel a cofondé le Grupmuv, groupe de recherche sur le dessin et
l’image en mouvement (2008-2017) et depuis 2005, elle est membre chercheure d’Hexagram, le réseau stratégique
en recherche-création technologie et culture numérique.

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Jean-Paul Quéinnec, Andrée-Anne Giguère, François Harvey et Pierre Tremblay-Thériault

Jean-Paul Quéinnec
Professeur de théâtre à l’UQAC et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre.
Sa recherche-création interroge les processus et dispositifs d’écritures dramatiques et scéniques partir d’une
pratique plurielle et performative. Membre régulier du CELAT, il est également co-directeur de la revue L’Annuaire
théâtral. Il a organisé différents colloques internationaux, dont Les mobilités du processus de création (2018). Ses
recherches-créations sont diffusées dans plusieurs événements internationaux, et dernièrement au Festival du
Mois Multi à Québec avec Phonographie Maritime. Depuis 2016, il co-publie avec Andrée-Anne Giguère quatre
Cahiers de Phonographie (éd. La Clignotante). Enfin, en 2019, il co-dirige l’ouvrage Dispositif et scène sonore au
PUM.

Andrée-Anne Giguère
Artiste interdisciplinaire, elle est aussi professionnelle de recherche pour la Chaire de recherche du Canada en
dramaturgie sonore au théâtre (depuis 2010), membre cofondatrice du collectif Les Poulpes, où elle développe une
pratique de comédienne, de performeuse, de metteure en scène et de conceptrice vidéo pour la scène. Son travail
a récemment été présenté en France, en Colombie et au Mexique. Andrée-Anne est étudiante au doctorat
l’Université Laval et boursière du FRQSC. Ses recherches sont axées sur l’intégration sensible et performative de la
technologie sur la scène. Elle a récemment créé la vidéo pour le dernier spectacle de la Cie de danse K par K. Elle
vient de co-diriger avec Jean-Paul Quéinnec quatre cahiers de phonographie au éditions de LaClignotante.

François Harvey
Musicien cinéaste issu de la scène underground québécoise, son travail prend parfois la forme d’un film, d’une
chanson, d’un poème ou d’une musique instrumentale. Il poursuit actuellement des études à la maitrise en art à
l’UQAC et est engagé comme assistant de recherche pour la Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore
au théâtre. Il est enfin récipiendaire du CRSH et du FRQSC.

Pierre Tremblay-Thériault
Artiste professionnel, consultant technologique en art et professionnel de recherche universitaire, Pierre
Tremblay-Thériault s’intéresse la création et la recherche dans les domaines des arts visuels, sonores et scéniques.
Sa spécialité, les arts numériques, fait de lui un artiste chercheur aux qualités multiples mariant l’ingénierie logiciel
et électronique l’expression artistique. Il s’intéresse aujourd’hui aux environnements virtuels et partage ce
territoire d’exploration en participant activement aux recherches de la CRC – Dramaturgie sonore au théâtre. Son
travail a été présenté en France, en Colombie ainsi qu’au Canada.

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Camille Courier de Mèré
(Doctorat en études et pratiques des arts)

Après des études de dessin à lʼENSBA de Paris, en dialogue avec ses créations présentées dans le champ des arts
visuels, elle réalise des projets plastiques pour les ateliers de décors de lʼOpéra de Paris. De nombreuses
collaborations avec des plasticiens, des compagnies de théâtre et de danse sʼensuivent. Elle mène actuellement
une recherche-création de doctorat, en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal, sous la
co-direction de G. Trudel (EAVM, UQÀM) et M.C. Lesage (EST, UQÀM). Camille est chargée de cours à lʼUQÀM. Elle
est membre du groupe de recherche PRint, et membre étudiante du Centre de recherches en arts technologiques
Hexagram.

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Antonio Bunt 
(Doctorat en études et pratiques des arts)


Antonio Bunt a étudié le baccalauréat en communication et relations publiques et la maîtrise en arts visuels de l'École nationale des arts plastiques avec une spécialisation en photographie. Il a complété sa formation par de nombreux cours et ateliers sur le film et la photographie. Il a participé à plusieurs projets de films indépendants et étudiants grâce à son travail en tant qu'enseignant dans plusieurs institutions. Il a fait ses débuts en tant qu'acteur dans le long métrage Tres Caminos du cinéaste salvadorien Edwin Arévalo, maintenant décédé. Son travail photographique et cinématographique a été régulièrement présenté dans des expositions collectives et individuelles dans plusieurs espaces depuis 2000. Il a remporté le prix d'excellence en enseignement en 2007, décerné par l'Universidad Insurgentes. Son parcours d'enseignement a été honoré par l'inauguration de la salle Antonio P. Bunt en 2017 et a remporté le prix du public au 27e festival Artifact du cinéma de petit format, qui a lieu à Calgary, au Canada. Parmi ses autres œuvres cinématographiques, citons Filmador et Fils, Passage, Le couteau de Maya (2018), Akinetopsia, Annonce (2014), La fin de l'enfance, Missing Memories (2013) et Si loin d'ici (2011). Une grande partie de son travail est influencée par des auteurs aussi divers que les grands comiques de films muets ou encore David Lynch, Jacques Tati, pour ne nommer que ceux-ci. Il est doctorant en études et pratiques des arts à l’UQÀM dès 2019.

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Dinaïg Stall

Dinaïg Stall est metteuse en scène, marionnettiste, professeure et coordinatrice du DESS en théâtre de
marionnettes contemporain à l’Université du Québec à Montréal. Depuis son arrivée au Québec en 2014, elle a
collaboré avec plusieurs créatrices : Sarianne Cormier (court-métrage La Volupté), Marie-Eve Huot (Le Carrousel) et
Marie-Christine Lé-Huu (Théâtre de l’Avant-Pays), et mené des projets de recherche avec la musicologue Catrina
Flint (College Vanier) et le professeur Mark Sussman (Concordia University). Également étudiante au Doctorat en
Études et Pratiques des Arts (UQAM) depuis janvier 2019, sa recherche-création porte sur les potentialités
spécifiques aux arts de la marionnette pour élaborer des représentations féministes queer. Elle est membre du
groupe de recherches PRint – Pratiques interartistiques & scènes contemporaines, de l’Institut de Recherches et
d’Études Féministes (IREF) et du Réseau Québécois en Études Féministes (RéQEF).


La recherche au PRint


Le PRint envisage de développer la réflexion sur les pratiques interartistiques à partir d’un dialogue avec les praticiens autour de leur processus de création. Le projet vise à dresser une cartographie des pratiques émergentes – en reliant les créations novatrices canadiennes et européennes -, à les documenter, afin de proposer une théorisation à la fois interdisciplinaire, intermédiale et ancrée dans les praxis croisant théâtralité, corps en scène, arts visuels et médiatiques.

Malgré le nombre important de créations interartistiques sur la scène contemporaine, il n’existe pas de réflexions systématiques et synthétiques sur ces pratiques, lesquelles demeurent encore peu documentées dans leur processus de création. Le groupe PRint voudrait contribuer à combler cette lacune en travaillant à dresser une cartographie des poïétiques, esthétiques et discours qui leur sont associées. Cet état des lieux permettra de développer des notions, concepts, réflexions interdisciplinaires susceptibles de contribuer aux savoirs nécessaires pour l’enseignement et la compréhension de la scène contemporaine. De plus, nous valorisons une pensée en dialogue avec les praticiens, afin de décloisonner le discours et de générer des réflexions ancrées dans le terrain de la pratique.

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